Mercredi 29 Decembre 2010
Tchu tchuûû, mon top concerts 2010
De retour après des milliers d'années... Les traditionnels "tops" se sont accaparés de ma fin d'année, je n'ai pu les ignorer. Alors j'ai pris le taureau par les cornes, j'ai retroussé mes manches et j'ai mis mes mains dans le cambouis. 2010 n'a certes pas été une année exceptionnelle (à cause de l'immensité de celle qui la précédait, sans nul doute), mais elle m'a apporté son lot de petits bonheurs et d'émotions tant auditives que sensorielles.
Ne faisons pas la fine bouche. Globalement ce fut une très bonne année musicale malgré les quelques déceptions. Je retiendrai surtout ces dix grands moments. Parce que c'est difficile de classer mais qu'on raffole de ce moment, parce que les images que l'on a se mélangent après quelques temps et que l'on peut alors savoir à quoi ressembleront les souvenirs, parce qu'on tente d'être objectif mais qu'on sait qu'on sera incapable de l'être. Alors plouf plouf, voilà mon top.
1. Interpol, 13 novembre 2010, Palacio
Vistalegre
L’émotion, le son, les attentes, les pas de danse de Daniel Kessler, le
bonheur, tout simplement. Le concert qui m’a fait couler le plus de larmes est
en tête, c’est la logique de l’art. The Lighthouse restera, je pense, gravée dans ma mémoire pour un bout de temps. En dépit d’un disque plus que moyen,
Interpol sait transmettre en live ces vibrations si particulières qui en font
un groupe unique.
2. Editors, 23 juillet 2010, Low Cost Festival, Parque de
l'aigüera, Benidorm
J’ai fait le déplacement exclusivement pour eux, j'ai bravé la chaleur et l'horreur de Benidorm pour parvenir jusqu'à eux, et comme d’habitude pas de
déception. Septième fois déjà pour moi... Au troisième rang dans une arène très jolie, un très bon concert
malgré une setlist un peu moyenne. Je les aime d’amour, ces petits, et ce sera
pour moi toujours un vrai bonheur de les voir en direct.
3. IAMX, 26 mars 2010, Sala Caracol
Kingdom of Welcome Addiction est un des disques qui ont le plus marqué
mon année 2009, j’avais hâte d’écouter ces titres en direct. IAMX en live, ça
claque, ça vibre, c’est enivrant, c’est un peu fou aussi. Et chaque concert est
meilleur que le précédent. Vivement celui de 2011!
4. God Is an Astronaut & Junius, 3 juin 2010, Sala
Rock Kitchen
C’est le concert typique auquel on assiste parce qu’on aime bien le groupe et
dont on ressort complètement chamboulé. Quelle puissance! Quel
professionnalisme! Un set carré, efficace et d’une très grande classe.
5. Front 242 & Interfront, 5 novembre 2010, Sala
Heineken
Ce concert était tout simplement énorme. À un moment je me suis demandée ce que
je faisais là, à regarder gigoter deux types au crâne rasé en tenue militaire,
lunettes noires. Mais c’était tellement puissant que j’ai oublié le décor pour
prendre toute cette énergie révolutionnaire dans les dents. Ça fait un bien
fou.
6. John Grant & Edwyn Collins, 27 novembre 2010,
Primavera Club, Sala Rock Kitchen
John Grant, où l’une de mes plus belles découvertes de l’année. Un bucheron
barbu au piano, un elfe des bois à la flute traversière, et le tour est joué.
Magnifique, tout simplement. En deuxième partie de soirée, Edwyn Collins et sa
grande humilité sont montés sur scène pour enflammer la salle. Quand on ressort
d’un concert le sourire aux lèvres, c’est toujours bon signe.
7. Arcade Fire, 20 novembre 2010, Palacio de Deportes
Arcade Fire était en tête de ma liste des groupes que je rêvais de voir en
live. Ce concert aurait pu (aurait dû?) se placer au sommet de ce classement,
mais les problèmes acoustiques l’ont malheureusement fait dégringoler. J’en
attendais tellement, j’avais tellement hâte de vivre cette communion que ce
détail est devenu un réel inconvénient. Et soyons honnête, j’ai beau les aimer
beaucoup, gâcher l’acoustique du Palacio de Deportes, c’est une vraie
contreperformance.
8. Nitzer Ebb & Recoil, 13 mars 2010, Sala Macumba
Deux heures trente pour se faire retourner la tête. Une ouverture magistrale en
guise de première partie avec Recoil. On se laisse emporter. Et puis c’est
l’envol sur orbite industrielle. Paf, sans prévenir. Impressionnant.
9. Brendan Perry, 16 mars 2010, Sala Heineken
Jamais je n’aurais cru avoir la chance de le voir sur scène, et pourtant. Une
petite salle dans le noir, une guitare qui résonne et cette voix qui vous
envoute. Le son pénètre dans chacun de vos pores. La voix masculine de Dead Can
Dance est une perle rare, on la sent évoluer en nous comme une fleur qui
pousserait au travers de notre corps. Et ça fait tout bizarre.
10. Muse, Kasabian, White Lies, DeVotchKa, 12 juin 2010,
Stade de France
Ma madeleine. Un concert la veille extrêmement décevant. Et puis il suffisait
de changer deux ou trois titres de la setlist pour retrouver ces sensations qui
font que je continue d’aller les voir encore et encore. Butterflies and
Hurricanes ou le retour du piano, rien que ces quelques notes. C’est
suffisant pour que cela vaille la peine.
Mentions spéciales.
The Leisure Society, 20 janvier 2010, Sala Moby Dick
Des petits oiseaux dans les oreilles, du yukulélé, des voix
multiples, c’est joli et ça fait du bien.
The Album Leaf, 26 février 2010, La Boite
Une mini salle et un concert plutôt réussi. Je me suis
envolée à une ou deux reprises, de quoi être rassasiée.
Shearwater, 8 mars 2010, Sala Moby Dick
Le grand bonhomme qu’on aurait dit basketteur nous a emmenés
sur son archipel en quelques chansons. De belles émotions.
Crystal Castles, 2 novembre 2010, La Riviera
Pour se remettre dans le bain après l’été, ce concert était
idéal. J’avais l’impression d’avoir pénétré le circuit d’une game boy géante.
Wild Nothing, 26 novembre 2010, Sala Rock Kitchen
Gemini est un de mes disques de l’année, le live était
vraiment agréable. Cette dream pop colorée a réchauffé mon hiver.
The Hundred in the Hands, 26 novembre 2010,
Circulo de Bellas Artes
Très joli décor pour embarquer à bord d’un navire électro
new yorkais heureux devant son public.
Les flops.
Arctic Monkeys, 5 février 2010, Palacio Vistalegre
La salle est vraiment désastreuse pour l’acoustique. À part
ça, le show n’en valait pas la peine.
Rufus Wainwright, 5 mai 2010, Circo Teatro Price
La plus grosse déception de l’année, sans nul doute.
Beaucoup d’ennui. Je préfère rester avec mon souvenir de 2007.
Muse, Editors, The Big Pink, 11 juin 2010, Stade de France
Quand setlist pourrie rime avec concert raté. Première déception musienne.
Hurts, 23 juin 2010, Sala Charada
L’erreur de casting de l’année. On annonçait le nouveau
groupe new wave de la décennie, ils ont encore beaucop de travail et se sont,
de mon point de vue, trompé de route.
Par PtitRouf, Mercredi 29 Decembre 2010 à 17:05 GMT+2 dans Pour les oreilles




), pour moi NIN représente une expérience complète, tant musicale que
spirituelle, philosophique, émotionnelle et humaine. Quelque chose d’unique et
de difficilement descriptible. Et Madrid et Berlin ont été en quelque
sorte le point culminant de ce cheminement. Et Trent Reznor qui chante Reptile en me regardant dans les yeux, je crois que jamais je ne pourrai l’oublier…











