Bonsoir France
Comme beaucoup d’entre vous j’aime le confort de la routine, la sécurité du familier, la tranquillité du répétitif. C’est bien naturel. [...]
D’aucuns veulent nous réduire au silence. À cette heure, on doit hurler au téléphone et voiturer des troupes. Pourquoi ? Si le bâton a remplacé la conversation, les mots conservent toute leur force. Les mots donnent sens au sens et, à qui écoute, l’énonciation de la vérité. Et la vérité, c’est que ce pays ne tourne pas rond, n’est-ce pas ? Cruauté, injustice, intolérance, oppression. Vous pouviez protester, penser, parler librement, et êtes à présent censurés, surveillés, contraints au conformisme et à la docilité. Par quel malheur ? À qui la faute ? Les plus responsables, bien sûr, devront répondre de leurs actes, mais vraiment, si vous cherchez un coupable, regardez donc dans la glace. Je connais votre mobile. Vous aviez peur. Il y avait de quoi. Guerre, terreur, maladie. Une myriade de problèmes a concouru à altérer votre raison et vous ôter tout bon sens. La peur vous a envahis et, paniqués, vous avez fait appel à [ce président]. Il vous a promis l’ordre, la paix. Et n’a demandé en échange que votre obéissance silencieuse. [...]
Droiture, justice et liberté sont plus que des mots. Ce sont des préceptes. Si vous n’avez rien vu, si les crimes de ce gouvernement vous sont inconnus, laissez [le temps] s’écouler sans commémoration. Mais si vous voyez ce que je vois, ressentez ce que je ressens et recherchez ce que je recherche, [ne vous taisez pas, ne vous taisez plus, et redonnez à ce pays un peu de fraternité, pour ne pas dire demain que l'on savait tous mais que l'on n'a rien fait].
Par Rouf, Mardi 8 Mai 2007 à 21:20 GMT+2 dans D'accord (article, RSS)
(j'adore ce film) mais les situations n'ont rien de comparables !





