À l'envers
Il y a des jours comme celui-ci. Des jours où les sensations étranges sortent de l'ordinaire. Comme si mon corps habitait un autre esprit. Inexplicable.
Le film The Machinist m'a réellement retournée. Moi qui suis toujours si curieuse de comprendre les excès et les obsessions des être humains, j'avoue avoir ressenti ce film de manière très forte. Trevor Reznik a une part de Travis Bickle en lui, sauf que la sensation n'est plus tournée vers l'humanité mais bien vers la profondeur de cet individu en proie à lui-même et à ses douleurs les plus intimes. Pourtant c'est une personne extrêmement humaine. La passion comme l'obsession est le propre de l'homme. Et c'est sans cesse ce caractère sensible, excessivement sensible, qui rend ces hommes si attachants. Malgré la noirceur, malgré les violences et les coups.

Allez comprendre...
Comprendre ces questionnements. Existe-t-il une corde pour la sensibilité de chacun? Un fil qu'il suffirait de faire trembler pour émouvoir? Les aléas actuels font resurgir des sensations passées, comme si les époques se croisaient et décidaient alors de se mélanger. L'avenir sera-t-il fait de ces bribes d'instants modelées dans un quotidien encore inconnu? Effacer. Non. Le souvenir apaise. Gardons-le intact pour en construire d'autres.
Par Rouf, Dimanche 5 Octobre 2008 à 02:08 GMT+2 dans Pour le coeur (article, RSS)






