Claire à bulles

Semaine apathique et couleurs japonaises


La semaine sainte arrive, et ce n’est pas peu de le dire. Les aléas des rapports de force au travail remplissent mes journées. Le département n’est, semble-t-il, pas au mieux de sa forme. Ces cinq jours passés ont été marqués principalement par les humeurs des unes et des autres, et par le départ de David.

Pour combler les heures, il faut un nombre d’idées incalculable, adaptables en toutes circonstances. Lire et s’instruire sur Internet en est une, la première. Mais rapidement, l’intérêt diminue, après avoir fait trois ou quatre fois le tour des actualités et avoir décortiqué les analyses de l'Acrimed qui me rappellent ma formation. Lorsque le lecteur automatique de Oui fm ou de Radio Néo ne fonctionne plus (c’est aussi ces petits désagréments qu’il faut prévoir pour lutter contre l’ennui), le recours suprême, à n’utiliser qu’en cas d’endormissement, reste l’écoute de l’émission de Laurent Ruquier sur Europe 1. Après avoir passé les contrôles anti-divertissements du serveur de l’entreprise (les employés ne doivent en aucun cas « se divertir », c’est contreproductif !), j’accède au lecteur du site de la radio. Mais je n’avais certainement pas expérimenté une telle situation auparavant. Car à la première blague lâchée par un des chroniqueurs, je me mets à rire aux éclats, ayant oublié dès ma connexion que je me trouvais sur mon lieu de travail…. Bref, la suite, question de survie, m'a permis de tester mon aptitude à dissimuler mon rire pendant une heure trente. Et à vrai dire, c’est amusant.
Heureusement, le travail n’est pas la vie. Loin de là. Et je suis heureuse de ce qui se passe à l’extérieur. Mardi soir, j’ai revu avec joie Mon voisin Totoro, encore une merveille. Mercredi, j’ai eu droit à un cours particulier de japonais, puisque les autres élèves étaient absents. En fin de compte, on a discuté du Japon, de Kyoto, des cerisiers en fleurs, …. Le temps de me voir là-bas et de penser à ce voyage qui me tient tant à cœur. En attendant, la semaine prochaine, je redeviendrai touriste dans ma ville. Pour quelques jours de bonheur.

 

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Mars et ses giboulées métaphoriques


J’avoue me demander s’il s’agit là d’une quelconque épreuve pour tester ma volonté ou créer une bourasque dans mon quotidien qui n’en demandait pas tant. Au final, malgré la fatigue, je pense toujours aux mêmes choses qui m’offrent la possibilité de voir un peu plus loin des aspects magnifiquement positifs. Même si ce que j’entreprends dans le cadre strict de mes journées s’échappe de mon esprit dès que je franchis les barrières du bureau, je tente de faire ce qui m’est demandé de la meilleure des manières. Et à vrai dire, j’étais réellement émerveillée hier matin, à 6h30 dans ces rues vides, devant le spectacle du lever du jour. Je crois que la période la plus lourde prendra fin début avril. Par la suite, j’aurais devant moi trois mois bien remplis, entre les visites diverses, et mes vacances.

Je dirais donc que tout va pour le mieux. Le temps en ce moment est un vrai bonheur, le soleil me rappelle des souvenirs immenses, et j’espère retourner très vite assister à un de ces couchers de soleil au Templo de Debod. Mes cours de japonais m’enchantent. Je commence à lire les hiraganas et je me mets aux katakanas. Je me tiens à des révisions chaque jour. Et pour l’instant, j’avance. La tâche va certainement se corser avec les kanjis! Mais la motivation est là… J’aime bien les dictées et la lecture.

 

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Travail....


La semaine écoulée est comme quelque chose d'improbable. J'ai du mal à y croire, mais c'était encore bien plus complexe de la vivre. Pas difficile, simplement incompréhensible. Tant mieux. Je n'ai pas eu le temps de me demander si cela était normal, ou réel. Entre les allers et venues diverses, le manque de sommeil dû à ces insomnies qui s'amusent aux moments où on les attend le moins, et puis la masse de travail qui tombe, à l'image d'un gros paquet bien lourd qu'il faudra porter coûte que coûte. À vrai dire, cela n'a pas été trop pénible. Juste une nuit blanche. J'aurais juste aimé prévoir.

Au final je ne retiens que les fous rires, les couloirs vides de cette nuit de labeur, et surtout mon immense plaisir de pouvoir écouter Oui fm pendant toutes ces heures... et mon frisson en entendant les premières notes de Map of the Problematique, alors que je travaille et que ma tête est entièrement monopolisée par mon écran et ces mots qui défilent.

Oui, un vrai moment de bonheur.

Je retiens aussi trois jours de repos qui se présentent à moi, et la perspective de retrouver mon petit rythme et mes petites habitudes. À commencer par mes promenades....
     

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« Trois anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,


Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre

Neuf pour les Hommes mortels destinés au trépas
Un pour le Seigneur ténébreux sur son sombre trône
Dans le pays de Mordor où s'étendent les ombres
Un Anneau pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au Pays de Mordor où s'étendent les ombres »

Les tractations vont bon train. La présidentielle n’est pas jouée, loin de là, alors que la presse voudrait nous faire penser autrement. Chaque annonce est un effet médiatique, marqué par le mensonge et l’utilisation linguistique faussée pour dissimuler des idées antidémocratiques et populistes. Dans cette parodie qui, malgré son caractère trop scénaristique aura des retentissements considérables sur nos vies, le plus inquiétant et le plus réel reste l’incertitude. En politique, l’effet de surprise a rarement été le fruit de belles avancées. Le partage et l’égalité se pensent et se construisent, ce ne sont pas des mesures prises sur un coup de tête. Il semblerait que le taux de chômage réel en France avoisine les 25 % de la population active. Je suis profondément convaincue du fait qu’il s’agit là de la conséquence d’une conception française du pouvoir, détenu par cette petite partie de la population dominante. Le monopole entraîne le monopole, et le pouvoir entraîne l’avidité du pouvoir. Comme une quête. Oui, le pouvoir. Cette sensation doit être si intense, au-delà de toute perception quotidienne, loin des trottoirs et des rues de nos pauvres vies, nous, qui tentons de maintenir ce qui reste de cohérence. Et un anneau pour les gouverner tous. Tout le monde n’est tourné actuellement que vers un seul point d’horizon. Cela va-t-il changer quoi que ce soit ? J’avoue ne pas savoir que préférer. Douce France, ne t’endors pas. Car chaque voix compte.
     

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