Claire à bulles

Week end tennistique


Excellent week end de tennis, comme tous les ans, je dirais. J'étais là la première année du Masters, et la dernière aussi. J'espère que le nouvel open sur terre battue sera aussi agréable. Je préfère définitivement les surfaces rapides, mais avoir l'opportunité d'assister à l'un des plus beaux tournois de la planète ne se refuse pas, même si ce sera différent.



Samedi, trois matches au programme. Deux simples et un double. Une journée entière, en somme. La première rencontre opposait mon grand Roger à Andy Murray, talentueux joueur qui mérite amplement sa quatrième place mondiale. J'ai pu grandement profiter de la finesse suisse telle que je l'aime. Un grand moment, malgré la défaite de Federer, à pas grand-chose, au tie-break dans un troisième set très tendu. Après quoi c'était la demi-finale de Rafael Nadal que tout le monde attendait. Contre toute attente, le français Gilles Simon lui a tenu tête de la première à la dernière balle. J'ai rarement vécu autant de tension. Le public applaudissant chaque point comme si c'était le tournant du match. Un match réellement magnifique, avec de longs points, des échanges très disputés. Et une victoire française! La demi-finale du double a été un relâchement de tension incroyable, c'était agréable.

Dimanche, tout d'abord, les finales s'ouvraient sur le double. Les polonais Fyrstenberg et Matkowski, que j'avais vu jouer en finale l'an dernier contre les frères Bryan, ont réussi à s'imposer très nettement. Le temps de la remise du trophée, puis c'était au tour de la finale simple de débuter, devant un Madrid Arena comble. Déçus du match de leur idole la veille, les espagnols venaient soutenir ce "pollito" français qui avait réalisé l'exploit de sortir le numéro un mondial. Le match a été tendu, en particulier au second set. Gilles Simon était à deux doigts d'obtenir un troisième set, mais le réalisme et la grande tactique dont a fait preuve Andy Murray ont clairement et justement remporté ce Masters. Encore une fois, du grand tennis et un beau vainqueur.

Et ma petite photo du vainqueur...


       

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I'm tomorrow's future


Et hop! Il suffit d'un rien pour que ça reparte. Rien de bien grand ni de bien important. Deux ou trois films pour vibrer, quelques disques pour faire valser mon coeur. Et puis la joie de savoir que demain j'aurai encore une fois l'immense privilège de voir jouer le grand Roger. Le moment idéal pour l'apprécier. Je crois bien que cette fois-ci sera encore plus belle, pour de multiples raisons. J'ai hâte.
   

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Peut-être...


J'ai peut-être bu trop de café. Ou peut-être pas. J'ai peut-être regardé trop de films, tourné trop de fois dans ma tête ces images, ces personnages, ces choses qui les travaillent. Mais cette nuit, je suis restée éveillée. J'ai vu le ciel changer de couleur et s'éclaircir. J'ai entendu le silence de la rue.

J'avais pourtant trouvé de merveilleux moyens de m'envoler des heures durant. J'ai découvert les perles de Fleet Foxes. Pour l'instant je ne veux rien anticiper, mais j'aime. C'est comme un retour à la musique des  années 1970, avec des airs des Beach Boys, de Simon & Garfunkel, de Neil Young. C'est doux, c'est agréable. Et les choeurs qui résonnent décorent ce tout avec force.

Cette nuit s'annonce encore longue.
   

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À l'envers


Il y a des jours comme celui-ci. Des jours où les sensations étranges sortent de l'ordinaire. Comme si mon corps habitait un autre esprit. Inexplicable.

Le film The Machinist m'a réellement retournée. Moi qui suis toujours si curieuse de comprendre les excès et les obsessions des être humains, j'avoue avoir ressenti ce film de manière très forte. Trevor Reznik a une part de Travis Bickle en lui, sauf que la sensation n'est plus tournée vers l'humanité mais bien vers la profondeur de cet individu en proie à lui-même et à ses douleurs les plus intimes. Pourtant c'est une personne extrêmement humaine. La passion comme l'obsession est le propre de l'homme. Et c'est sans cesse ce caractère sensible, excessivement sensible, qui rend ces hommes si attachants. Malgré la noirceur, malgré les violences et les coups.


Allez comprendre...

Comprendre ces questionnements. Existe-t-il une corde pour la sensibilité de chacun? Un fil qu'il suffirait de faire trembler pour émouvoir? Les aléas actuels font resurgir des sensations passées, comme si les époques se croisaient et décidaient alors de se mélanger. L'avenir sera-t-il fait de ces bribes d'instants modelées dans un quotidien encore inconnu? Effacer. Non. Le souvenir apaise. Gardons-le intact pour en construire d'autres.
 

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