Claire à bulles

Les monades urbaines - Robert Silverberg

Le meilleur dans les romans dits d’anticipation, c’est cette part d’actualité, d’adaptation aux réalités de notre monde tel qu’il se présente aujourd’hui. C’est également la possibilité d’envisager une société excessive dans un futur plus ou moins proche, peu probable, mais point improbable. Et après tout, pourquoi pas ?
Les monades urbaines raconte une structure sociétale verticale, dans laquelle les hommes habitent des tours de centaines d’étages construites pour accueillir les 75 milliards d’habitants de la planète, fruits d’une politique de la natalité sans tabous. Chaque monade abrite une population de 800 000 personnes enfermées en proie à un modèle social et politique pyramidal régi par quelques cerveaux habitant le sommet de la tour.
Cette forme sociale semble fonctionner en harmonie. C’est pourtant au fil d’histoires personnelles que ce système apparaît comme quelque peu totalitaire. Le déviant considéré comme un cas perdu est immédiatement condamné à mort, jeté sans pitié dans la chute pour alimenter la production énergétique de la monade. Découvrir la vie extérieure est interdit, le désirer fait de l’homme un anomo, synonyme du déviant qui refuse la soumission à cette société close.
Au-delà des questions posées sur l’avenir de la population mondiale (nombre, situation géographique, politique nataliste, survie, nourriture,…), ce livre s’interroge sur l’avènement d’une nouvelle forme de structure sociétale fondée sur une apparente liberté et qui par elle-même serait génératrice de règles d’une extrême rigidité. Comme un enfermement aux allures d’ouverture. Avec au centre la figure du déviant par laquelle chaque homme est finalement attiré. Serait-ce la peur qui maintient le calme ? Une question bien actuelle.

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Madriz




Le traditionnel banc de papis et mamies. Dans la gare d'Atocha, devant le jardin tropical.



Le ciel nuageux se reflète dans l'eau du Templo de Debod.
     

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Si vous avez froid chez vous, prenez un autobus


¿Qué tiene Madrid que todos vienen y nadie se quiere ir?


Je savais qu'en me levant tôt et qu'en voyant ce soleil, j'allais vouloir partir me promener. C'est chose faite. Matinée hivernale, dans le froid des toutes petites températures. Quel plaisir. Je voulais tout simplement voir cette neige qui est tombée pas si loin.

Je n'ai pas encore trouvé le point précis d'où l'on peut voir la sierra dans son intégralité. Mais j'ai ma petite idée... Prévision donc pour un prochain week end. J'en ai profité pour faire un tour au Parque Juan Carlos I, là où le soleil est si intense, d'où l'on voit les avions décoller. Il suffit de rester un moment au sommet d'une des petites collines pour penser un peu, et en un rien de temps, me voilà partie. Le silence et le vent, d'un côté la ville, de l'autre la montagne et les avions au loin.

 

Au retour, je suis passé à Mar de Cristal, puis je suis revenue jusqu'au Bernabéu, où les touristes font le tour du stade sans cesse. Il y a toujours un français, un anglais, un japonais pour faire une photo de ces fameuses tours... De là je suis rentrée à pieds, et j'ai pu prendre en photo une de ces petites merveilles dont on plaisante à chaque fois que l'on passe devant. Je n'ai pas résisté, voici donc la photo d'une boutique près d'Azca et de la Calle Orense....

Voilà ce que ça donne quand on veut mélanger les langues... Avouez que c'est drôle...
J'ai même appris qu'il s'agissait en réalité d'une véritable chaîne d'accessoires pour animaux. À moins que les espagnols soient vraiment polyglottes avec un sens de l'humour au-delà des langues. J'avoue que j'en doute. Mais ça a le mérite de me faire rire! 

Je souhaite la bienvenue dans ce monde à la petite Blanche, trois jours. Que ta vie soit douce et heureuse, et que j'aie la chance de te voir grandir ici.
  

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Luces navideñas


Hier, jour de repos, journée bien au chaud en attendant que tombe la nuit et que s'allume la ville. Alors me voilà partie pour une petite tournée photos.

Passage tout près de mon lieu de travail, à Nuevos Ministerios, où le sapin trône depuis quelques jours.


Je passe devant quatre fois par jour, et pourtant je regarde chaque fois son sommet, au milieu des tours.
Après quoi, je suis partie me promener sur la Castellana, là où le vent fouette et se glisse partout. Mes gants ont été de la fête. Malgré le temps glacial, les espagnols étaient tous de sortie. Voitures, piétons, skates, rollers, vélos.... il y avait des gens dans tous les sens!! A Colón je me suis arrêtée pour regarder les figures artistiques des adeptes de la glisse. Les lumières donnent à cette place une sorte d'âme, sous ce drapeau flottant.




Arrivée à Cibeles, le Palacio de Comunicaciones offrait sa façade dans cette multitude de lumières. Voilà l'hiver. Voilà Noël, et c'est plutôt agréable. Chaque année, c'est le temps des manteaux et des écharpes, mais aussi le temps d'un repos, comme pour dire que l'année s'est bien passée... en attendant la prochaine.


Avant de rentrer, j'ai marché un peu sur la Calle Alcalá, là où les illuminations sont les plus importantes. L'approche des fêtes est un moment intense, où l'on sent une certaine excitation autour de soi, mais en même temps la châleur des maisons se répercute à l'intérieur de moi. Un peu comme ce vent qui n'atteind pas ma peau...



Il me tarde de revoir tout le monde, il me tarde de me reposer un peu. Mais je vois combien je suis heureuse dans ces rues.
      

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