
Ma petite semaine de "repos" passe à vitesse grand V. Programme chargé chaque jour, je parcours la ville en long, en large et en travers. Mais quel plaisir! J'ai même une certaine attirance pour les embouteillages... Hier je suis allée acheter les places pour le Masters de Tennis qui aura lieu courant octobre, ainsi que pour le Sony Ericsson Championship féminin. Le Madrid Arena est vraiment un bel espace pour le tennis, et mon dernier souvenir était exceptionnel. Avec James et Miyako, nous avions pu approcher les plus grands, Marat Safin, Gustavo Kuerten, Alex Corretja, Fabrice Santoro et Sébastien Grosjean. Un vrai souvenir. Cette année j'espère pouvoir applaudir Roger Federer ou David Nalbandian et Justine Hénin ou Amélie Mauresmo. Dans tous les cas, ce sera du bonheur, sans nul doute.
La fin de la semaine sera certainement passée à chercher mon logement. Les pistes s'affinent et il semble qu'il y ait certains appartements intéressants ce soir. Croisons les doigts.
Demain, je pense me rendre à l'exposition Henri Michaux au Círculo de Bellas Artes, redécouvrir ce poète, ses multiples facettes, son talent, ses mots, son monde. Encore de quoi repenser à ces songes passés, à la beauté de cette poésie intense. La nuit remue est à mes yeux un des plus grands livres que j'ai pu découvrir.

Icebergs
Icebergs, sans garde-fou, sans ceinture, où de vieux cormorans
abattus et les âmes des matelots morts récemment viennent s'accouder
aux nuits enchanteresses de l`hyperboréal.
Icebergs, Icebergs, cathédrales sans religion de l'hiver éternel,
enrobés dans la calotte glaciaire de la planète Terre.
Combien hauts, combien purs sont tes bords enfantés par le froid.
Icebergs, Icebergs, dos du Nord-Atlantique, augustes Bouddhas gelés
sur des mers incontemplées. Phares scintillants de la Mort sans issue, le
cri éperdu du silence dure des siècles.
Icebergs, Icebergs, Solitaires sans besoin, des pays bouchés, distants,
et libres de vermine. Parents des îles, parents des sources, comme je
vous vois, comme vous m'êtes familiers...