Claire à bulles

C'mere dans l'ombre





D'un coup, le groupe est entré sur scène, et là le temps est resté suspendu je ne sais où.  Quelle profondeur! Quelle prestance. Et puis Daniel... Il était en face de moi à bouger à sa manière si particulière, s'avançant sur le devant, à deux mètres de moi. Je n'ai pas décroché mes yeux de ses mouvements. Il était impressionnant à regarder! Le son était plutôt bon, la voix de Paul Banks percutait mon esprit, vibrait et résonnait avec la basse et la guitare. J'avoue, je l'ai toujours dit, je n'accrochais pas à Interpol. Les disques me laissaient indifférente et m'ennuyaient. Mais là c'était une toute autre dimension, comme un vent violent qui m'aurait plaquée contre un mur pour m'empêcher de respirer. C'était ça. J'ai vraiment eu l'impression de ne pas avoir respiré pendant tout le concert.




Ma review complète du Summercase, c'est >>> par là.
      

aucun commentaire - aucun rétrolien

La vie est une fête!



   

aucun commentaire - aucun rétrolien

Rencontre avec Dieu Tom


Troisième concert d’Editors, donc. Première fois en France et en festival. Je savais qu’ils ne joueraient qu’une heure. Mais j’avais hâte de les revoir, de réapprécier cet échange et de me replonger dans toutes ces sensations propres à ce que l’on peut vivre en concert. La vibration des sons, la voix de Tom, les mouvements du public, les applaudissements. Et puis surtout tous ces petits moments inattendus qui font que chaque concert est unique.

Placement une demi-heure avant l’arrivée du groupe, le deuxième rang s’offrait à nous, du côté de Chris. La visibilité était parfaite et la scène n’était pas excessivement grande, ce qui nous a permis de voir tout le monde à merveille.

Les pieds dans la boue mais le cœur dans les nuages, la prestation commençait enfin. Les quatre anglais, très sobres comme à leur habitude, étaient en forme. Durant cette journée, il n’a pas cessé de pleuvoir, sauf pendant une petite heure. Une heure en suspens, d’une intensité à faire apparaître la clarté du soleil dans le sombre ciel. Comme par enchantement.


Concernant la setlist, les principaux singles du second disque ont été joués. Seul petit plus offert: You are fading. Pure merveille. Le premier disque a été quelque peu oublié, mais le set était court, et le choix était logique.
Malgré cela, le son parfait m’a réellement percutée et j’ai été transportée du début à la fin. La voix de Tom était limpide, avec parfois un petit écho qui rajoutait une intensité et une profondeur à ses mots. Contrairement à ce que j’avais pu voir auparavant, Tom était cette fois-ci posé, mis à part quelques passages où il se déplaçait de gauche à droite avec sa guitare. Sur son piano, droit, dévoué, pleinement à son œuvre, calme et concentré, il a chanté, simplement, sincèrement. Le final sur Smokers outside the Hospital Doors, tel un dernier souffle, est venu se poser sur nous, et nous a emporté loin.


Après le concert, on pensait pouvoir apercevoir le groupe en interview dans le stand Virgin. Malheureusement, l’interview avait déjà eu lieu pendant que nous attendions devant la scène… Triste. Plus que tristes, on était presque au bord des larmes, à vrai dire. On attendait tellement de pouvoir les voir... Mais une chose est certaine. Il ne faut jamais se décourager. Et nous sommes donc partis en direction de la sortie de scène. Cette fois-ci la pluie était au rendez-vous. La joie fut à la hauteur de la déception. Là, c’était un moment hors temps, un peu comme un film qui défile et qui serait extérieur à nous-même alors qu’on y participe. Le grand Tom a fait signe au vigile qu’il voulait venir nous voir, et il est donc sorti accompagné de Ed et de Russel. Arrivée devant eux, que dire ? Je n’ai su parler qu’à Ed : « I love you ». Je l’avais tellement répété que c’est la seule chose que j’ai trouvée. Avec du recul, c’est tout à fait ce que j’ai ressenti à ce moment-là. J'ai encore quelques images en tête : Julie qui court en montrant son t-shirt et en criant "Tom, Tom!!" (à un moment, j'ai cru qu'elle allait l'enlever mister green), Amandine qui commence à parler en anglais avec Russel et Ed (j'ai pas tout compris...), Kévin qui me faisait des signes, et puis rrrrrr, le regret du moment, Virginie qui ne se décide pas à se mettre avec nous tous sur la photo de groupe!!!!! Deux-trois choses à leur dire, que leur concert avait été fabuleux, que j’étais venue de Madrid pour les voir (sourire de Tom), que c’était mon anniversaire deux jours plus tard, et c’était parti pour les photos. Je n’osais même pas approcher Tom tellement j’étais émue. Au final resteront deux photos de cet instant sans doute d’une autre dimension. Histoire d’immortaliser cette intensité.



Ils sont partis comme ils sont arrivés, simples, souriants. Je les aime, c'est plus fort que moi Embarassed
       

aucun commentaire - aucun rétrolien

No sound but the wind


S’échapper. S’envoler pour vivre de manière différente, pour permettre à nos pores de comprendre le monde extérieur et de l’apprécier à sa juste valeur.

J’ai passé un week end à Aix les Bains d’une rare intensité. Les belles choses sont si simples que leur coller des mots leur ôte leurs couleurs. Comme je l’imaginais, la pluie ne restera qu’une simple anecdote tant le bonheur était présent, vivant, prêt à faire battre les cœurs à chaque instant.



Une nouvelle réunion d’une partie de la communauté, de nouvelles discussions riches, de nouveaux échanges, des fous rires, des émotions et de la musique. Pourquoi ? Comment ? J’imagine que ces questions n’ont désormais plus de sens. Le bonheur à partager parle en silence.

J’ai eu droit à un anniversaire inattendu, avec un cadeau de tout le monde qui m’a fait chaud au cœur. Pink Floyd… Là aussi, on y sera.



Après avoir visité Annecy et son lac d’une beauté limpide, dîné dans une petite crêperie agréable et dormi un peu, le grand jour se levait. Pluvieux mais joyeux. J’étais pour ma part repartie pour un troisième concert d’Editors. Le soleil n’est apparu que pendant une heure. C’était l’heure où le groupe était sur scène, comme si Dieu leur avait donné ce petit plus pour les mettre en lumière. Que dis-je ? Dieu ? Non non… Dieu était sur scène !
  

aucun commentaire - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 | Page suivante

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://monblogdefille.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Réflexions et pensées diverses